Au poker lorsque l’on joue en tête à tête, la probabilité réelle (donc la cote réelle) n’est jamais éloignée de votre cote théorique mathématique. Elle constitue même un estimateur sans biais de bonne qualité. L’utilité principale de ce fait à voir avec la pondération des coups. En no limit, cetains coups malheureux peuvent être assortis d’un enjeu énorme, voire l’enjeu all-in. Le coup où vous envoyer le tapis est d’une importance autrement plus capitale que celui où vous suivez une petite ouverture adverse. Dans ces moments de tension extrême où votre survie dans la compétition est en jeu, il est toujours plus tranquillisant de savoir que votre taux d’outs réel est proche du taux théorique, plutôt que de penser que tous vos outs peuvent avoir été déjà «confisqués », et que, par voie de conséquence, vous tirez mort ! Même si vous savez par ailleurs qu’au contraire, votre taux d’outs peut être nettement plus élevé que le pourcentage théorique. Vous préférez vous dire que vous avez un taux d’outs d’au moins 23ù, plutôt que de vous dire que vous avez peut être une probabilité de 52 % alors qu’elle est peut être réellement de zéro. La variance est inévitable qui plus est lorsqu’elle est réduite dans les outs. Limitons cependant cet effet aux nombres assez élevés d’outs, en tout cas à ceux qui dépassent quatre. On parle ici des tirages à quinte ou à couleur, voire aux tirages multiples. Donc d’un côte vous avez deux paire qui est jeu tellement puissant qu’il peut se passer d’amélioration pour gagner, et de l’autre vous avez un jeu fort qui peut éventuellement se passer d’amélioration pour gagner mais qui quoi qu’il arrive, a encore au moins un out vivant. En fait la chance pure à moins de place en tête à tête.