Casino de Montréal : Les employés craignent de licenciements

Ce n’est seulement pas en Europe que les casinos se trouvent majoritairement dans le rouge. En Amérique du Nord, plus précisément au Québec, les casinos enregistrent une baisse de leur PBJ. À Montréal, à cause d’un mauvais bilan 2013, les employés du casino de Montréal craignent des licenciements. Les détails.
30 croupiers pourraient être licenciés
Une vague de mises à pied pourrait avoir lieu au Casino de Montréal selon les propos de nombreux employés. D’après le Syndicat des croupiers, une trentaine de licenciements serait envisagée par la direction de l’établissement. Denis Galy, porte-parole du syndicat, affirme toutefois être en pourparlers avec les dirigeants afin de négocier des conditions bénéfiques aussi bien pour les employés que pour l’établissement plus de détails sur jouercasino-en-ligne.fr. Nous allons proposer des mesures d’atténuation à nos membres, à notre prochaine assemblée générale, le 12 février. Ça pourrait être des congés sans solde utilisés lors des périodes moins achalandées, par exemple. Mais si nos membres refusent, il y aura 35 mises à pied» avait-il déclaré.
Pour rappel, des travaux de rénovation ont été accomplis au sein du Casino de Montréal il y a quelque temps. Cela a permis d’augmenter le taux de fréquentation, mais le produit brut de jeux n’a pas enregistré la même tendance.
Mêmes craintes au Quebec et à Lac-Leamy
Le Syndicat des employés de la Société des Casinos du Québec partage les mêmes craintes. Son porte-parole Riccardo Scopelleti affirme avoir été convoqué par la direction pour parler des coupes qui auront lieu dans les semaines qui viennent. Entre 2009 et 2013, 31% des effectifs du Casino de Québec ont été perdus.
Les employés du Casino du Lac-Leamy croient fermement en une décision d’abolitions de postes au sein de l’établissement. Ils pensent qu’il ne faut attendre que quelques semaines pour qu’au moins 15 autres postes de croupiers seront supprimés. L’angoisse s’étend même jusqu’aux agents de sécurité ; Michel Despatie, président du syndicat de la sécurité vient d’affirmer : «On est rendu pas mal au minimum. Ils essaient toujours de nous arracher encore des heures, mais ça devient difficile».

Il n’y a rien d’alarmiste, selon la SCQ

Les dirigeants de ces établissements n’avaient pas vraiment parlé directement ni mises à pied, ni coupes de postes, ni abolitions. Les craintes générales des employés sont en lien avec une lettre du président de la Société des casinos du Québec transmise à tous les casinos de la province. Cette lettre relate la situation financière difficile de ces établissements. Une de ses lignes fait penser à la plausibilité des rumeurs courant actuellement. Dans cette ligne, le président Claude Poisson parle de prise de choix difficiles par l’instance dirigeante. Il a toutefois fourni plus d’éclaircissement sur cette lettre en indiquant au Journal qu’il n’y a rien d’alarmiste. Ces choix pourraient ne pas donc être de licenciements, mais des aménagements horaires. Le porte-parole de la Société des casinos du Québec l’avait laissé entendre au cours d’une récente interview accordée au même quotidien Journal en utilisant ces termes : «Il n’y a pas de coupures de postes. On procède actuellement à la révision annuelle des horaires des employés pour le budget de la prochaine année financière. Oui, nous rencontrons les syndicats, mais il n’y a aucune mise à pied actuellement».